Location/colocation/sous-location meublée : une opportunité fiscale méconnue à saisir !

La location meublée est une forme spécifique de location immobilière, dans laquelle tous les meubles et équipements permettant au locataire de vivre, dormir et manger sont fournis dans le logements. Que vous soyez propriétaire d’un bien meublé ou bien à la recherche d’un bien à louer, ce type de location présente de nombreux avantages, tant pour le bailleur que pour le locataire, notamment fiscalement.

 Quels sont les avantages de la location meublée ?

 Aussi bien pour le locataire que pour le bailleur, la location meublée présente des nombreux avantages. Pour le locataire, les règles sont les mêmes que celles d’un logement loué vide. C’est une bonne solution pour une durée de location réduite. Toutefois, le loyer des locations meublées est en moyenne 15 % à 30 % plus cher que celui d’un logement loué vide.

Les avantages fiscaux pour un propriétaire

Pour le bailleur, le loyer est donc plus important que si il avait loué son logement vide, et les règles pour louer un meublé sont très différentes. Quand vous louez un ou plusieurs logements meublés, vous bénéficiez du statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP). Vous êtes alors imposés dans la catégorie des Bénéfices industriels et commerciaux (BIC), et non comme des revenus fonciers, ce qui vous permet de bénéficier d’avantages fiscaux. Dès lors, vous pouvez choisir d’être imposé uniquement sur la moitié de vos loyers; c’est le régime micro-BIC. Il s’applique si vos recettes ne dépassent pas 70 000€. Vous avez également la possibilité d’opter pour le régime réel ; vous pourrez alors déduire vos charges et les amortissements sur vos recettes, et ainsi diminuer vos revenus locatifs dans vos impôts. Le propriétaire est en position de demander un loyer 15 à 30 % plus élevé que sur une location vide, assurant une meilleure rentabilité brute. De plus, les loyers perçus en tant que loueur non professionnel sont soumis à l’IRPP (impôt sur le revenu des personnes physiques) ; la rentabilité du bien est donc encore une fois plus importante.

La location meublée implique généralement des changements de locataire fréquents et un investissement immobilier conséquent, mais elle offre des avantages incontestables qui la rende parfois plus attractive qu’une location vide. Malgré les obligations qu’elle impose en tant que propriétaire, la location meublée est donc une solution fiscalement attractive si vous cherchez à investir dans la location d’un bien immobilier.

Conditions de la location meublée 

Le logement mis à disposition doit faire un minimum de 9m2. Dans le cadre de la Loi Alur (décret n°2015-981), une liste de plusieurs éléments obligatoires minimum dans un meublé est prévue :

- literie comprenant couette et couverture

- volets ou rideaux dans les chambres à coucher

- plaques de cuisson

- four/four à micro-ondes

- réfrigérateur et congélateur

- vaisselle en nombre suffisant pour les occupants

- ustensiles de cuisine

- tables et sièges

- étagères de rangements

- luminaires

- matériel d’entretien adapté au logement

Caractéristiques de la location meublée

 La location meublée à titre d’habitation peut prendre plusieurs formes.

Le logement peut être loué comme résidence principale. La durée du contrat est de 1 an au lieu de 3 ans pour un logement vide. La durée du préavis est elle aussi réduite en cas de départ du locataire (1mois au lieu de 3).

Dans le cas d’une location à titre touristique, elle ne pourra dépasser 90 jours, et devra être déclarée auprès de la mairie.

La location meublée à titre de résidence secondaire est également possible ; les règles sont bien plus souples et sont relatives aux baux du Code civil.

 La résiliation d’un bien meublé : les avantages

Pour résilier son logement meublé, le locataire peut donner congé à tout moment avec un préavis d’un mois seulement, à l’inverse des locations vides pour lesquelles le préavis est de 3 mois. Le propriétaire, lui, doit prévenir le locataire par lettre recommandée avec accusé de réception au moins 3 mois avant la date de renouvellement du bail, s’il souhaite le refuser. Ce délai est également différent de celui des locations vides, pour lesquelles il est de 6 mois.

Marie Patou